
Après 45 ans, le temps n’est pas forcément votre adversaire. Il peut devenir votre meilleur allié. À condition de savoir où vous voulez aller.
« Ce n’est plus vraiment de votre âge. »
Changer de métier.
Créer une entreprise.
Apprendre quelque chose de complètement nouveau.
Partir seule.
Faire un grand voyage.
Commencer une activité artistique.
Prendre davantage de temps pour soi.
Ou simplement décider que, finalement, la vie que l’on mène ne nous convient plus tout à fait.
Après 45 ans, il y a parfois une petite voix qui vient nous rappeler ce qui serait raisonnable et réaliste à notre âge…
Et si on lui répondait simplement : « Merci pour cet avis. » Parce qu’après 45 ans, tout n’est pas terminé. Loin de là. C’est même souvent le moment où l’on commence à mieux savoir ce que l’on veut, ce que l’on ne veut plus, ce qui compte vraiment et ce qui peut tranquillement aller rejoindre la catégorie « très bonne idée, mais pas pour moi ».
Le sujet n’est donc peut-être pas de recommencer sa vie. Il est de construire la suite. Et pour cela, il faut parfois accepter de regarder un peu plus loin que le mois prochain.
Regarder loin change beaucoup de choses
Nous avons tendance à penser en termes de court terme.
Le prochain week-end.
Les prochaines vacances.
Le prochain projet au travail.
La prochaine rentrée.
Le prochain rendez-vous chez le médecin.
La prochaine chose à régler sur notre liste interminable.
C’est pratique pour gérer le quotidien. Mais pas forcément pour réfléchir à sa vie. Si on se concentre uniquement sur les prochaines semaines, certains projets paraissent impossibles.
Changer de métier ? Trop compliqué. Créer une activité ? Trop tard. Se remettre au sport ? Je n’ai déjà pas le temps de dormir. Apprendre une langue ? À quoi bon, je ne serai jamais bilingue. Partir vivre ailleurs ? Soyons raisonnable…
Je vous propose d’élargir votre horizon. Que serait-il possible de construire en trois ou cinq ans ? Tout à coup, le calcul change. Vous n’avez plus besoin de tout réussir maintenant. Vous avez le temps d’apprendre. De tester. De vous tromper. De recommencer. De faire évoluer votre projet. Et surtout, vous pouvez commencer petit.
C’est l’une des raisons pour lesquelles je trouve si intéressant de se projeter loin : l’horizon nous oblige à sortir de l’urgence. Et parfois, c’est exactement ce dont nous avons besoin.
Regarder loin donne aussi du sens au quotidien
Se projeter dans quelques années ne signifie pas passer sa vie à rêver de son futur. Au contraire. Une vision à long terme peut rendre le présent beaucoup plus concret.
Si vous savez que dans quelques années, vous aimeriez avoir davantage de liberté professionnelle, certaines décisions prennent un autre sens aujourd’hui.
Si vous rêvez de voyager davantage, vous pouvez commencer à organiser votre temps et votre budget différemment.
Si vous voulez retrouver de l’énergie, vous pouvez commencer à considérer votre sommeil, votre activité physique ou votre alimentation non plus comme des cases à cocher, mais comme des investissements dans votre future qualité de vie.
Et si vous avez envie de développer un projet personnel, une heure consacrée à ce projet chaque semaine peut sembler dérisoire. Sur cinq ans, elle ne l’est plus.
Regarder loin permet de donner de la valeur aux petits pas. Et c’est une bonne nouvelle, parce que la plupart des grandes transformations sont beaucoup moins spectaculaires qu’on ne l’imagine. Elles ressemblent souvent à une somme de petites actions menées chaque semaine.
Voir loin. Agir maintenant.
C’est probablement l’une des règles que j’aime le plus lorsqu’il s’agit de construire un projet de vie : voir loin, agir maintenant. Vous n’avez pas besoin de savoir exactement où vous serez dans dix ans. Mais il peut être très utile de vous demander :
À quoi ai-je envie que ma vie ressemble dans quelques années ?
Pas uniquement en termes de métier, de revenus ou de lieu de vie. Pensez à votre vie dans son ensemble.
Comment ai-je envie de me sentir ? Quelle place auront : mon travail, mes relations, mon corps et ma santé, mes loisirs, mes projets, ma famille, mon environnement, mon temps pour moi, ce qui m’apporte de la joie ?
Et surtout : qu’est-ce que je ne veux plus sacrifier pour avoir cette vie ?
Cette dernière question est importante. Parce qu’une vie qui semble formidable sur le papier mais qui vous laisse épuisée n’est probablement pas exactement la vie dont vous rêvez. À quoi bon construire un avenir extraordinaire si vous n’avez plus d’énergie pour en profiter ?
Un petit exercice pour regarder votre vie autrement
Je vous propose un exercice très simple. Imaginez que nous sommes dans cinq ans. Votre vie a continué à peu près comme aujourd’hui : rythme, organisation, manière de travailler, place donnée à vos envies, façon de prendre soin de vous…
Et posez-vous honnêtement cette question : Si rien ne change pendant les cinq prochaines années, est-ce que cette vie me convient ? Pas besoin de dramatiser. Il ne s’agit pas de décréter que tout va mal. Il s’agit simplement d’observer.
Puis imaginez une deuxième version. Dans cinq ans, vous avez commencé à faire évoluer certaines choses importantes pour vous. Pas tout. Pas une révolution. Juste ce qui comptait vraiment. Qu’est-ce qui est différent ? Votre réponse contient peut-être déjà quelques éléments de la direction que vous cherchez.
Ne transformez pas votre rêve en montagne
Une fois que vous avez une direction, le piège est de vouloir immédiatement transformer votre grande idée en immense projet. Et là, bienvenue dans le monde des listes interminables. C’est le meilleur moyen de perdre votre élan après quelques semaines.
La réalité est souvent beaucoup plus simple. Un projet de vie se construit aussi par expérimentation. Vous avez envie d’écrire ? Commencez par écrire. Vous vous demandez si un autre métier pourrait vous convenir ? Allez rencontrer quelqu’un qui l’exerce. Vous rêvez de voyager ? Commencez peut-être par un week-end. Vous avez envie de développer une activité ? Testez une première offre. Vous aimeriez vous remettre à bouger ? Commencez par trouver une activité que vous aurez réellement envie de pratiquer.
Autrement dit : Ne cherchez pas toujours à savoir avant d’essayer. Essayez pour savoir.
C’est d’ailleurs une approche très scientifique. On formule une hypothèse. Puis on expérimente et on observe le résultat. Enfin on ajuste. Et parfois, on découvre que l’hypothèse de départ était complètement fausse. Ce n’est pas un échec. C’est une information.
Et si votre rêve changeait en cours de route ?
Et j’ai une bonne nouvelle : vous avez le droit de changer d’avis. Votre rêve à 45 ans peut ne plus être celui de vos 50 ans. Et celui de vos 50 ans peut évoluer encore à 55.
Heureusement. Vous n’êtes pas un projet figé avec une feuille de route validée une fois pour toutes. Votre vie et vos priorités évoluent. Votre environnement et vos relations changent. Votre corps n’est plus le même. Votre expérience s’enrichit. C’est complètement normal que vos envies évoluent.
Un projet de vie n’est pas une autoroute. C’est une direction. Votre horizon peut rester le même alors que votre itinéraire change.
Vous pensiez vouloir créer une entreprise et découvrez que ce que vous cherchez réellement est davantage de liberté.
Vous rêviez de changer de métier et réalisez que vous avez surtout besoin de changer votre manière de travailler.
Vous pensiez vouloir partir vivre ailleurs et découvrez finalement que vous avez besoin de réinventer votre quotidien là où vous êtes.
C’est aussi pour cela que dans mes accompagnements, je commence par cette question : quelle direction avez-vous envie de donner à la suite ?
Et si la vraie question n’était pas « Quel est mon rêve ? »
Je parle beaucoup de rêves, de passions et de grands projets. Mais certaines femmes ne savent tout simplement pas ce qu’elles veulent. Et c’est parfaitement normal.
Après des années à répondre aux besoins des autres, à travailler, organiser, anticiper, gérer, prendre soin, être efficace, il peut être difficile de répondre à une question aussi simple que :
« Et moi, qu’est-ce que j’ai envie de vivre maintenant ? »
Dans ce cas, ne cherchez pas forcément votre grand rêve. Commencez plus modestement. Demandez-vous : Qu’est-ce que j’aimerais avoir davantage dans ma vie ?
Du temps ?
De l’énergie ?
La liberté d’être ?
Plus de créativité ?
Du mouvement ?
De la nature ?
Des rencontres ?
Du plaisir ?
De la tranquillité ?
De l’aventure ?
Puis : Qu’est-ce que j’aimerais avoir moins ?
De la fatigue ?
Des contraintes ?
Des obligations ?
Du bruit ?
Des sollicitations ?
Des choses faites uniquement parce que « c’est comme ça » ?
Vous n’avez pas besoin de trouver immédiatement LE grand projet de votre deuxième moitié de vie ni de tout révolutionner pour commencer à changer de direction. Parfois, il suffit d’être attentive à ce qui mérite davantage de place et ce qui a besoin d’être mis en sourdine. La direction se précise souvent en chemin.
Il n’est jamais trop tard ne veut pas dire attendre indéfiniment.
Il y a une nuance importante dans « il n’est jamais trop tard ». Cela pourrait laisser croire que nous avons tout notre temps. Regarder loin ne veut pas dire remettre sa vie à plus tard. Vous pouvez avoir un projet à cinq ans et commencer cette semaine. Imaginer votre vie dans dix ans vous invite à changer quelque chose aujourd’hui. Vous pouvez vouloir retrouver votre énergie et commencer par dormir un peu mieux ce soir. Et si vous rêvez d’une nouvelle vie vous pouvez simplement prendre rendez-vous avec quelqu’un qui pourra vous aider à explorer cette possibilité.
Le futur se construit rarement en une grande décision spectaculaire. Il se construit par une succession de petites décisions au quotidien.
Alors, quelle suite avez-vous envie de construire ?
Après 45 ans, vous n’avez pas besoin de devenir une nouvelle femme. L’important c’est de commencer à construire une vie qui ressemble davantage à la femme que vous êtes devenue.
Vous n’avez pas besoin de connaître toute la route. Vous avez besoin de choisir votre prochaine direction.
Alors posez-vous cette question : Si je me donnais la permission de construire vraiment la suite que j’ai envie de vivre, qu’est-ce que je commencerais à changer ?
Et surtout, ne cherchez pas forcément la réponse parfaite. Commencez par une réponse honnête. Puis faites un premier petit pas. Parce que finalement, le luxe d’être soi, c’est peut-être aussi celui de ne pas laisser son âge décider à sa place.
Pour aller plus loin
Si cette réflexion vous parle, bienvenue sur le blog du Labo de Sylvie. J’y parle de bien-être, de vitalité, d’équilibre, d’art de vivre et de cette deuxième moitié de vie que nous avons encore envie de construire, avec méthode, curiosité et sans se prendre trop au sérieux.
Et si vous avez envie de commencer à transformer vos envies en projet concret, découvrez ELIXIR by Sylvie, ma méthode signature pour construire la suite avec plus de clarté, d’énergie et d’élan.

